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infos gÉnÉrales

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Superficie : 56 600 km2
Population : 4 600 000 hab
Capitale : Lomé
Langue officielle : Français
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 €)
Fête nationale : 27 avril (proclamation de l’indépendance en 1960)
Religion(s) : Animisme (50%), christianisme (30%), islam (20%)

Croissance démographique : 2,7% par an
Espérance de vie : 51,6 ans
Taux d'alphabétisation des adultes : 56,3% (femmes : 39,6%)





Source : Programme des Nations Unies pour le développement, 2007

Avant les indÉpendances

La population togolaise regroupe une multitude d’ethnies à cause du passé mouvementé de cette bande de terre qui fut pendant longtemps un refuge entre l’empire Ashanti à l’ouest, le royaume d’Abomey à l’est et les royaumes Mossi au nord.

Le Togo subit le commerce négrier du XVIe au XIXe siècle. En 1884, le roi Mlapa III de Togoville (village qui donnera plus tard son nom au pays), signe un traité de protectorat avec l’Allemagne(représentée par Gustav Nachtigal), qui perdure jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, en 1918. La colonie est alors séparée entre le Royaume-Uni et la France, parfois au prix de la division de certaines ethnies. La partie française passe sous tutelle de l’ONU en 1946. Le Royaume-Uni rattache la partie Sud de la région à la Gold Coast, qui devient indépendante sous le nom de Ghana, en 1956.

 





 

 

 

 

 

 



L’indÉpendance et le rÈgne d’Eyadema

Indépendant depuis le 27 avril 1960, gouverné par un régime autoritaire depuis 1967, le Togo connaît de graves troubles politiques depuis le début des années 1990. À la suite d’un coup d’État et de l’assassinat du président et père de l’indépendance, Sylvanus Olympio, Etienne Eyadema a été désigné président de la République le 14 avril 1967. Le 13 mai 1967 a été proclamée la dissolution de toutes les associations et de tous les partis politiques sur le territoire togolais.

À la suite à la répression violente de manifestations de l’opposition en 1993, plusieurs bailleurs de fonds, dont l’Union Européenne, ont suspendu leur assistance budgétaire tout en poursuivant le soutien financier aux organisations de la société civile. Eyadema est mort le 5 février 2005.

Un nouveau coup d’État mena à la nomination de son fils Faure Gnassingbé Eyadema comme président de la République. Cette transmission de pouvoir a été condamnée par les partis d'opposition, l'Union Africaine et la communauté internationale. Cette réprobation a conduit à la démission de Faure Gnassingbé Eyadema et à l'élection d'Abass Bonfoh, vice-président de l'Assemblée nationale, pour assurer l’intérim.

Lors des élections présidentielles d’avril 2005, Faure Gnassingbé Eyadema, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, l’ex-parti unique), a été élu Président, mais les résultats ont été dénoncés comme frauduleux. La contestation des résultats déboucha sur des manifestations réprimées par les forces de sécurité togolaises. Une mission d’enquête de l’ONU a établi que 500 personnes avaient été assassinées au cours des troubles et que 40000 personnes étaient parties se réfugier au Ghana et au Bénin.

 


Les ÉlÉctions lÉgislatives

Les élections législatives initialement prévues en juin 2007 ont été reportées au 14 octobre 2007. Elles se sont déroulées sans violence avec la participation de tous les partis politiques, y compris ceux de l'opposition. La Cour constitutionnelle a proclamé une victoire massive du parti présidentiel, le Rassemblement du peuple togolais. Selon les résultats proclamés, le RPT disposerait, seul, de la majorité (50 sièges sur 81). L’Union des forces de changement (UFC), de l’opposant Gilchrist Olympio, remporte 27 sièges. L’échec des autres partis, associés au pouvoir depuis un an, devrait rendre difficile la reconduction de l’actuel gouvernement d’union nationale. Toutefois, la bonne tenue des élections laisse supposer la reprise des aides de l’Union Européenne, suspendue depuis 1993 pour « déficit démocratique ».

 CF: Actualités